Fabienne Courtade

Nuit comme jours

 

 

 

 

 

 

 

avec le silence des nuits

et des choses

 

avec toute cette immobilité

des mondes

 

à laquelle je ne parviendrai

jamais

 

Quelque chose s’égare, dans la disparition, au bord de l’abîme. Quelques pas, une avancée, un peu de neige, des souffles suspendus. Tremblements, distance, et ce qui nous sépare de celui qui a disparu. Lignes aveugles, posées entre deux nuits. Dans le silence, dans l’immobilité impossible. La voix en transparence vers l’autre se disperse dans l’air, dans son vol. On aperçoit des corps mêlés, des séparations, des gouffres. Eléments d’un monde qui cherche à apparaître, des pierres, un fleuve, une terre. Des nuits glacées, quand « le soleil fut au milieu » dit Fabienne Courtade en soulevant le vide de ce qui est perdu.

 

1999, 72 p., 15x21 cm, ISBN 2877041328, 16 €

Tirage de tête

22 exemplaires sur Vélin d'Arches, accompagnés d'un dessin original

de Gilbert Pastor, signé. 240 €