Poésie, littérature, art contemporain depuis 1981

Claude Esteban

Claude Esteban est né à Paris en 1935. Il publie ses premiers poèmes en 1968 (La Saison dévastée), ainsi que plusieurs livres d’artiste qui sont repris en 1979 chez Flammarion dans le recueil Terres, travaux du cœur. Véritable homme de poésie, il fonde en 1973 la mythique revue Argile aux éditions Maeght, qui pendant près de dix ans cultivera les liens entre poètes et artistes parmi les plus importants de leur temps, et donnera une place capitale à la poésie traduite. Il fonde également la collection «Poésie» chez Flammarion en 1983, qu’il anime jusqu’en 1993. Son œuvre comprend une vingtaine de recueils de poèmes publiés chez Flammarion, Gallimard ou Fourbis, sous le signe de la quête tourmentée de rassemblement d’un monde épars, mais également plusieurs essais sur la poésie, Un lieu hors de tout lieu (Galilée, 1979), Critique de la raison poétique (Flammarion, 1987) ou encore Ce qui retourne au silence (Farrago, 2004), ainsi que de très nombreux écrits sur l’art, consacrés aussi bien à ses contemporains (Bacon, Chillida, Giacometti, Tal-Coat, Ubac…) qu’aux grands maîtres anciens (Velázquez, Goya, Caravage, Rembrandt…). En 1990, il publie Le Partage des mots (Gallimard), autobiographie sur la déchirure du bilinguisme, lui l’enfant d’une mère française et d’un père espagnol. Si son œuvre littéraire est écrite presque exclusivement en français, il traduit de nombreux auteurs hispanophones, de Jorge Luis Borges à Federico García Lorca en passant par Jorge Guillén et Octavio Paz. Ancien élève de l’École normale supérieure, il a été professeur de littérature espagnole à la Sorbonne jusqu’en 1996. Président de la Maison des écrivains de 1998 à 2004, il a notamment obtenu le prix Mallarmé pour Conjoncture du corps et du jardin en 1983, le prix Alain Bosquet en 2002 pour Morceaux de ciel, presque rien, le prix France Culture pour Soleil dans une pièce vide (1991), et le Grand prix de poésie de la SGDL lui est décerné en 1997, ainsi que le prix Goncourt de la poésie en 2001 pour l’ensemble de son œuvre. Il meurt en 2006 à Paris, et son dernier livre, La Mort à distance, est publié à titre posthume par Gallimard en 2007.

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